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L’Acat
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Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

Agir ensemble, dans le monde entier, pour qui que ce soit :
- pour combattre la torture,
- pour abolir les exécutions capitales,
- pour défendre le droit d’asile.

60 ans après la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la torture est couramment pratiquée dans plus de la moitié des pays. Du Nord au Sud, la vigilance et l’action sont constantes à l’Acat.

L’Acat est une association œcuménique, née en 1974, qui se mobilise pour que l’homme puisse vivre libre de penser, d’agir et de croire.

Les moyens :
- Participer à un groupe local (400 groupes Acat en France).
- Lettres aux gouvernements, y compris celui de la France, et aux responsables politiques ou religieux.
- Prière pour les détenus et les torturés, pour leurs proches, mais aussi pour les tortionnaires.

Participer à un groupe de l’Acat et devenir adhérent, c’est :
- Rejoindre les 10 000 membres de l’Acat et les 55 000 sympathisants.
- Ecrire pour dénoncer des situations inacceptables.
- Correspondre avec un prisonnier.
- Soutenir des organisations locales.
- S’informer pour mieux et agir grâce au magazine Le Courrier de l’Acat
- Obtenir des libérations.

Chaque année, grâce à l’action de l’Acat, nous mettons fin au calvaire de plus de 200 personnes.

Le groupe Acat Bois-Colombes/Asnières se réunit au Centre 72, 72 rue Victor-Hugo 92270 Bois-Colombes le 3e samedi de chaque mois de 14 h 15 à 16 h 15.
Contact : Martine Blanchard, tél. : 09 65 23 83 02
Libre participation aux frais. Possibilité de participer au groupe sans adhérer à l’Acat.
Action particulière : le groupe de Bois-Colombes soutient notamment les communautés de paix en Colombie (lire ci-après), ainsi que deux prêtres chinois persécutés.

Acat France : 7 rue Georges-Lardennois 75019 Paris, tél. : 01 40 40 42 43
Le site de l’Acat-France

Les actions du groupe Acat du Centre 72 :

- Pour les communautés de paix du Bas-Atrato, en Colombie
- Pour les chrétiens persécutés en Chine


Les communautés de paix du Bas-Atrato, en Colombie

Vivre en paix en Colombie

Depuis plusieurs années, les guérillas, les groupes paramilitaires et les narco-traficants font régner un climat d’insécurité en Colombie, particulièrement dans les campagnes. En 1997, de nombreux paysans (d’origine noire en majorité, parce que descendants d’esclaves échappés des Caraïbes) ont fui les violences du nord-ouest du pays(départements du Chocò et d’Aniquia) pour se réfugier vers le sud.

Un processus de retour a été mis en place avec l’aide du Centre d’investigation et d’éducation populaire et de l’Eglise catholique (au travers du diocèse d’Apartado et de la paroisse de Riosucio). Après négociations avec les groupes paramilitaires et les guérillas (Farc, ELN), 49 villages ont été déclarés communautés de paix de San Francisco d’Asis, le 19 octobre 1997. Aujourd’hui, trois grands ensembles de communautés de paix existent, réunissant environ 5 000 habitants dans près de 60 villages. Ils se caractérisent par un refus des violences, des conflits armés et d’une économie basée sur le trafic de drogue. Cette organisation représente un grand intérêt pour les populations : sécurité, assistance psychologique, éducation, soutien spirituel (encadrement par l’église) et physique (travail en collectivité). La loi colombienne 70 de 1993 reconnaît le caractère ethnique de ces populations et constitue un instrument juridique pour la revendication de leurs droits (protection de l’identité culturelle) et pour la défense de leur territoire (respect des pratiques traditionnelles de production et droit à la propriété collective). Elle permet ainsi aux villages de récupérer leurs terres et de se développer.

Les villages que soutient le groupe Acat sont surtout dans le Chocò, une région recouverte d’une selva (une immense forêt traversée par de nombreuses rivières), riche en eau douce et disposant de la plus grande biodiversité naturelle. La circulation n’est possible que sur l’eau. Les villageois se réunissent en conseil pour résoudre leurs problèmes. Ils ont dû rebâtir leurs maisons qui sont sur pilotis ; ils ont créé des écoles, des ateliers (par exemple de couture, de menuiserie), mais il est très difficile de se soigner car les médecins sont très rares. Les villageois doivent aussi se reconstruire (processus de résilience) pour retrouver le sens de la vie et le respect de l’autre.

Le conflit entre l’armée, les groupes paramilitaires et les guérillas n’a pas cessé pour autant. Récemment, des assassinats ont été perpétrés sur des membres actifs des communautés. Quelques groupes convoitent en effet leurs terres pour faire de l’huile de palme. Face aux diverses violations, parfois extrêmes, dont sont victimes les populations, les communautés se sont regroupées en une association, l’Ascoba (pour Association des communautés du Bas-Atrato), qui les guide depuis 2003. Elle est notamment aidée par un comité de soutien français dont fait partie l’Acat-France. Un humanitaire, Olivier Lagarde, travaille dans ces villages grâce à ce comité. Son témoignage, fait à la demande des communautés, dévoile leur combat : « Le simple fait de “visiter” les communautés à travers les commissions donne du courage aux gens (…) Il est important de sentir le soutien moral, politique, économique de nos frères de France. Cela permet de donner de la confiance aux gens. » Le soutien européen entraîne en effet une certaine écoute des paramilitaires et il garantit parfois une relative sécurité. Toute personne qui les soutient agit comme un « tuteur de plante ».

Le soutien du groupe Acat consiste surtout à faire connaître ces communautés de paix, car elles ont encore beaucoup de chemin à faire, et à les soutenir financièrement, car les villages manquent de moyens pour l’éducation, la santé, le logement et le développement agricole. Avec l’Acat-France, nous faisons aussi pression sur les autorités colombiennes (pétition, lettres). L’an passé, notre groupe a pu envoyer 1 700 € à l’Ascoba via le comité de soutien, grâce notamment au concert d’Erzsebet Tassin et Olivia Pfender au Centre 72 et à l’opération Bol de riz de l’institution Jeanne d’Arc de Colombes. Nous devons continuer à agir pour ces villageois qui ont choisi l’action non-violente.

Martine Blanchard

Pour en savoir plus sur les communautés de base en Colombie, vous pouvez télécharger « Le choco, l’autre Colombie », au bas de cette page.


Des chrétiens persécutés en Chine

Le groupe Acat du Centre 72 parraine deux prêtres chinois arrêtés par les autorités et détenus sans procès depuis longtemps

Depuis quatre ans, le groupe Acat (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) de Bois-Colombes – Asnières parraine deux prêtres chinois, Lu Genjun et Huo Junlong, de la région du Baoding, dans la province du Hebei, victimes d’arrestations arbitraires. Il faut savoir qu’en Chine, il y a l’Eglise officielle, inféodée au régime ou tout au moins contrainte à certaines attitudes pour être officieusement tolérée sous étroite surveillance. Si bien qu’une Eglise clandestine s’est développée à côté, dont les membres, et notamment ses cadres, sont constamment sous la menace des autorités. L’évêque de cette région, Mgr Jacques Su Zhimin (parrainé par le groupe Acat de Paris XVII), a ainsi été arrêté le 8 octobre 1997 et aucune nouvelle n’a filtré de lui depuis, à l’exception d’une brève réapparition dans un hôpital en novembre 2003.

Le père Lu Genjun est le deuxième vicaire général « clandestin » du diocèse de Baoding. Le 17 février 2006, il se rendait à la gare de Baoding avec le père Guo Yanli : ils devaient y rencontrer un autre prêtre clandestin. Ils sont arrêtés par plusieurs membres de la Sécurité publique. Le père Guo est emmené au centre de détention de l’arrondissement de Xushui puis libéré plusieurs mois après. Quant au père Lu, on ne sait ce qu’il est devenu depuis ce jour.

Lu Genjun a 48 ans. Fils d’agriculteurs, il a grandi près de Baoding. Après ses études secondaires, il part à l’armée, mais la nuit, en secret, il écoute les nouvelles et la lecture de la Bible sur Radio Vatican. Son service militaire achevé, il court littéralement vers le petit séminaire clandestin. Il sera ordonné en mai 1989 par Mgr Liu Guandong. Il est très actif et met en place des activités religieuses « illégales » dans la région de Dingzhou (Hebei), où il est cultivateur. Lu Genjun est tellement estimé de ses concitoyens que les autorités l’ont sans doute mis en détention par crainte qu’il ne devienne évêque. Il avait déjà été arrêté et relâché plusieurs fois avant 2006.

Le père Huo Junlong est l’administrateur du diocèse de Baoding, depuis l’arrestation de ses prédécesseurs. Il a été ordonné en 1989. Agé de 50 ans, il a été arrêté en août 2004, en compagnie de deux autres prêtres, pendant la cérémonie qui marquait l’anniversaire de leur ordination. Il est également détenu dans un lieu inconnu, sans jugement ni condamnation.

Depuis onze ans, les fidèles de Baoding n’ont jamais cessé de réclamer la libération de leurs prêtres et de leur évêque. Pour les jours de fête chrétienne, les familles se sont organisées pour qu’il y ait une prière continue de 8 heures à 17 heures à leur intention.
Le groupe Acat du Centre 72 envoie régulièrement une carte de soutien à ces deux prêtres par l’intermédiaire du directeur de la sécurité publique de la région, qui peut leur remettre ces cartes. Le père Huo et le père Lu ne peuvent répondre, mais le directeur de la sécurité sait qu’ils sont soutenus à l’étranger. Des lettres sont aussi envoyées au Premier ministre chinois.

Très peu de médias parle de ces persécutions, sauf à des moments importants, comme les Jeux Olympiques. Mais les Jeux terminés, le gouvernement chinois se montre de moins en moins sensible à ces pressions. Il compte aussi sur le fait que beaucoup d’Européens ignorent le vrai visage de la Chine chrétienne. D’où la nécessité de ne pas baisser les bras et de continuer les pressions. Martine Blanchard

Une pétition pour Lu

Vous pouvez signer la pétition (en français et en chinois) demandant la libération de Lu. Vous la téléchargez ci-dessous, vous l’envoyez au Centre 72, groupe Acat, 72 rue Victor Hugo 92270 Bois-Colombes, qui fera suivre aux autorités l’ensemble des pétitions reçues.

 


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