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Balades bibliques
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Un sens peut en cacher un autre
Pour le mois d’octobre, nous lirons les ch. 6 à 10 de l’évangile de Jean et les ch. 17 et 18 de 1 Chroniques, les Psaumes 137 à 150 puis 1 à 12.
Nous avons repris le chemin de l’école, du travail (ou de la recherche de travail) nous ou avons quitté l’été pour rentrer doucement dans l’automne et poursuivre nos lectures bibliques. Depuis deux mois, nous lisons l’Evangile de Jean et en avons donc lu le prologue. Ceux qui ne l’ont pas lu le connaissent certai-nement, car par ses premiers versets, il rappelle les premiers versets de la Genèse : « Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu ».
Ces versets ainsi que tout l’Evangile de Jean sont, avec les épitres de Paul, les textes les plus fondamentaux de l’Eglise qui se construit. Ils sont d’une teneur différente des autres textes du Nouveau Testament en ce qu’ils sortent de la description, du témoignage vécu, pour entrer dans une dimension supérieure, celle du récit symbolique, mythique.
Ces adjectifs peuvent sembler dépréciatifs, ils ne le sont pas du tout, bien au contraire : ils signifient que ces textes sont structurants pour nous en tant que condensés saisissants de l’histoire du monde et du sens de la vie, de notre vie. S’il est plus aisé (quoique…) de lire des récits bibliques qui nous semblent plus linéaires, plus descriptifs (Jésus alla ici, il fit ça, il dit ceci), ces versets sont beaucoup moins facilement abordables.
Pourtant, au fur et à mesure de mes lectures bibliques, je suis de plus en plus persuadé de la très puissante portée signifiante des passages en apparence les plus anodins. Faisons un essai : lisons un passage et essayons de le comprendre au premier degré. Facile. Puis essayons de nous convaincre qu’il y a un sens autre derrière ce premier degré et continuons (à titre d’exemple, mais c’est tout l’Evangile de Jean qu’il faut lire ainsi, essayons avec Jean ch. 6 v. 43-59) Certains sens nous échapperont à jamais, ce sont ceux qui s’inscrivaient dans le quotidien social, religieux et politique de l’époque. Mais il y a une lecture qui reste universelle, dans l’espace et dans le temps. C’est cette lecture de Jean ou de Paul qui nous donne à voir qu’ils nous parlent de la figure « cosmique » de Jésus. Ils ont pleinement reconnu en Jésus la pleine figure du Christ, du Messie, de celui qui donne son sens, sa direction à notre vie, au-delà, précisément, des contingences sociales, politiques, culturelles et religieuses de l’époque… comme d’aujourd’hui !
Arnaud Coupry
Dimanche 2 octobre : Esaïe 5 v. 1-7 ; Philippiens 4 v. 6-9
; Matthieu 21 v. 33-43.
Dimanche 9 octobre : Esaïe 25 v. 6-9 ; Philippiens 4 v. 12-20 ; Matthieu 22 v. 1-14.
Dimanche 16 octobre : Esaïe 45 v. 1,4-6 ; 1 Thessaloniciens 1 v. 5-10 ; Matthieu 22 v. 34-40.
Dimanche 23 octobre : Esaïe 22 v. 20-26 ; 1Thessaloniciens 1 v. 5-10 ; Matthieu 13 v. 44-52.
Dimanche 30 octobre : Malachie 1 v. 14 jusqu’à 2 v. 10 ; 1 Thessaloniciens 2 v. 7-13 ; Matthieu 23 v. 1-12.
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